
Le 20 juin 2025 au soir, nous avons donc participé au Conseil municipal de la Ville de Lille.
Comme à chaque mois de juin, ce conseil a débuté par un débat sur le compte administratif, c’est-à-dire l’état des lieux des dépenses et recettes effectivement réalisées l’année précédente. Cette année, nous avons donc étudié le compte administratif 2024, qui avait la particularité d’être le dernier compte administratif qui sera étudié au cours de ce mandat.
Stéphane Baly en a profité pour revenir sur les (mauvais) choix budgétaires faits par la majorité tout au long de ce mandat, et remettre en cause le bilan affiché. Investissements tardifs, emprunts peu vertueux, difficultés de recrutement et baisse du soutien aux associations, il y aura beaucoup à faire au prochain mandat pour faire de Lille une ville plus résiliente au changement climatique et plus solidaire…
Son intervention est à lire ou à écouter ici.
Journée mondiale des réfugié-es
Le 20 juin, c’était aussi la journée mondiale pour les réfugié-es. Nous en avons profité pour mettre le sujet des jeunes mineurs non accompagnés vivant dans le parc Barbusse à l’ordre du jour de ce conseil municipal. Car l’accueil que nous leur devons n’est pas respecté par les institutions ! La majorité a rappelé que l’accueil de ces mineur-es n’était pas de la responsabilité administrative de la Ville, ce qui est vrai, mais nous ne pouvons pas pour autant les laisser vivre dans ces conditions inhumaines.
Mélissa Camara a rappelé le besoin de création d’une instance partenariale dédiée à l’accompagnement de ces jeunes, seul moyen de faire entendre raison à la Préfecture et au Département du Nord. La majorité n’a pas répondu sur le fond à nos questions, et a préféré décrédibiliser l’association qui s’occupe des jeunes et pallie ainsi les manquements institutionnels. Sans elle, ces jeunes vivraient pourtant dans une situation encore plus dramatique.
Jumelage avec la ville de Safed
L’autre sujet que nous avons introduit dans l’ordre du jour, c’est la question du jumelage avec la ville de Safed en Israël. Contrairement aux réponses de la majorité et des macronistes, il n’était pas question avec notre vœu de confondre un gouvernement avec sa population, ni de mettre fin à des espaces de dialogue indispensables. Cet espace de dialogue avec Safed et ses habitant-es n’existe déjà plus ! Stéphane Baly l’a rappelé dans son intervention, ce jumelage ne vit déjà plus depuis plusieurs décennies et il est même suspendu depuis 2014. Pourquoi maintenir un jumelage avec une ville dont le maire soutient publiquement un gouvernement et une armée qui ne respectent pas le droit international, et se livre à des crimes de guerre ?
Ce débat a donné lieu à un article dans la Voix du Nord.
Plus tôt dans la soirée, nous nous sommes abstenus sur le vote de deux délibérations
La première : le recueil des tarifs des services proposés par la Ville de Lille
Nouveauté cette année, la création d’un tarif spécifique pour les familles et aidants des habitantes et habitants résidant dans une zone soumise au stationnement payant. Une bonne nouvelle, que nous avons soulignée. Mais Stéphane Baly s’est étonné que, trois ans après l’adoption de la délibération cadre sur l’extension du stationnement payant, nous en soyons encore à ajuster les modalités du dispositif. C’est bien la preuve de la précipitation avec laquelle cette mesure a été mise en place, négligeant la nécessaire concertation. De plus, la majorité refuse toujours de prendre en compte les amendements que nous avions faits en 2022 pour proposer un tarif solidaire à un euro pour les plus précaires, ce qui a été rappelé dans un article de la Voix du Nord.
La seconde : un avenant au contrat d’exploitation du Bistrot de St-So
Rappelez-vous, lors du dernier conseil municipal, nous relevions qu’en dépit d’un contrat précisant le caractère gratuit des événements culturels, des événements payants étaient organisés au Bistrot de St-So. Après nous avoir répondu la dernière fois qu’il n’y avait aucun problème légal avec ce non-respect du contrat et qu’elle assumait cette décision, la majorité a donc présenté deux mois plus tard un avenant au contrat d’exploitation… Cet avenant prévoit une baisse de 30% de la redevance que la structure doit à la ville par rapport à ce qui avait été acté dans le contrat initial, en 2021. Une décision qui n’a pas manqué d’interroger Nathalie Sedou. Quelle équité avec les autres structures ayant répondu au marché en 2021 ?
A noter également, nous avons acté lors de ce conseil un dispositif intéressant : un lieu de répit pour les livreurs à vélo. Inspiré par la maison des livreurs de Bordeaux inaugurée en 2023, ce lieu permettra aux livreurs de prendre une douche, charger leur téléphone, se reposer, et sera également un lieu de sociabilités, d’échanges et d’accès aux droits. Une bonne nouvelle soulignée par Maël Guiziou, qui a tout de même pointé nos inquiétudes quant au financement du projet.
Enfin, nous avons voté et présenté plusieurs vœux et délibérations de soutien à des partenaires :
- un vœu de soutien à l’université de Lille
- un vœu de soutien au Planning familial
- un vœu de soutien aux Haltes soin addiction
- une aide financière de 25 000 euros pour notre ville jumelle de Naplouse en Cisjordanie occupée
Ce conseil a aussi été l’occasion :
- de demander des précisions sur le plan de circulation aux abords de la future école Moulin Pergaud, rue Abélard à Lille-Sud
- de se féliciter de la subvention accordée à Lille Cinéphile pour l’organisation de projections le dimanche à la gare Saint-Sauveur
- d’apporter notre soutien à Flow et à l’ensemble des équipements culturels qui avaient publié un communiqué le 27 mai pour dénoncer les comportements irrespectueux dans leurs salles
- de saluer le nouveau plan d’action pour faire de Lille une ville amie des ainé-es
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