Soutien aux associations, CCAS, centres sociaux, service de la Ville …

Monsieur le Maire, mes chères/chers collègues,
Je tiens à prendre un petit temps de remerciement
Je souhaite de remercier tous les élu.es pour les échanges, débats malgré les désaccords certains et surtout tous les services.
En lien avec l’intervention, merci aux services Politique Ville, aux mairies de quartier (directions, chef-fes de projet, chargé-es d’animation, …) qui ont répondu à nos questions et sont précieux au quotidien pour les habitant-es des quartiers
Merci au protocole et aux instances, qui prennent soin de nous élu-es, qui garantissent la bonne tenue des débats, qui nous signent, qui nous transcrivent. Sans vous, la démocratie ne pourrait pas s’exercer pleinement et sereinement.
Sur la délibération :
Nous voterons cette subvention destinée aux emplois aidés.
Pour de nombreuses structures de nos quartiers, le poste d’adulte-relais n’est pas un bonus : c’est souvent l’unique moyen de salarier un professionnel, d’élargir leur champ d’action et d’assurer leur mission d’intérêt général.
Le cœur de la politique de la ville, ce sont les moyens humains. Nous l’avons rappellé tout au long du mandat : la politique nationale a et continue trop souvent d’abîmer les services publics et de réduire les budgets des politiques sociales,
ex : région parisienne, structures de santé de quartiers qui ferment faute de financement de l’État.
Lille doit être un rempart.
Nous saluons le travail des centres sociaux, des maisons de quartier, des clubs de prévention et des associations de terrain. Ce sont eux les véritables piliers de nos quartiers. Là où l’État recule, ce sont ces médiateurs, animateurs et éducateurs spécialisés qui maintiennent le lien social. Nous réitérons notre soutien total aux clubs de prévention spécialisée, qui travaille avec les jeunes en décrochage, injustement menacés par les baisses de financements départementaux.
À Lille, nous regrettons la multiplication des appels à projets au détriment des subventions de fonctionnement. Soutenir le fonctionnement global plutôt que le saupoudrage par micro-projets. Nous avons déjà pointé les retards de financement qui fragilisent la trésorerie des associations. C’est la seule condition pour permettre l’embauche de permanents et garantir une présence stable.
Car une association n’est pas une entreprise de services que l’on commande ; c’est un partenaire avec qui l’on co-construit. De passer des conventions pluriannuelles, y compris dans les QPV. La où habitant-es ont besoin de stabilité, de long terme, de repère.
On ne peut pas faire « pour » les habitantes et habitants sans faire « avec » elles et eux. Si nous saluons la consultation des conseils de quartier, nous regrettons la disparition d’une instance spécifique de démocratie participative : le Conseil Citoyen. Qui permet, sans la présence d’élu·es, que nos concitoyennes et concitoyens puissent s’exprimer en toute autonomie et indépendance.
Rappelons un chiffre cinglant de l’OCDE : en France, il faut encore six générations pour sortir de la pauvreté. La Politique de la Ville, qui ne représente que moins d’1 % du budget de l’État pour 10 % de la population, est une politique de rattrapage face à une injustice structurelle.
A Lille, faisons confiance à nos quartiers et à ses habitant-es, investissons dans leur avenir pour rétablir l’équilibre, c’est une question de justice.
Je vous remercie pour votre attention.