Plan Grand Froid : pour en finir avec la politique du thermomètre

Le Plan Grand Froid est un dispositif de l’Etat qui permet d’offrir des hébergements d’urgence supplémentaires aux personnes sans-abris pendant la période hivernale. Cette année, il devait se terminer le 20 janvier. Mais face à des températures toujours négatives, la Préfecture a annoncé sa prolongation jusqu’au 27 janvier. Une annonce communiquée aux bénéficiaires le jour même de la fin du Plan Grand Froid.

Arrivée le 27 janvier, rebelote, la Préfecture annonce finalement une prolongation jusqu’au 30 janvier. Et parce que jamais 2 sans 3, arrivée le 30 janvier, devinez quoi ? Le Plan Grand Froid est finalement prolongé jusqu’au 3 février.

Cette séquence a été extrêmement difficile à vivre pour les personnes sans-abris et leurs soutiens. Cette instabilité constante dans laquelle ils étaient, avec le risque de dormir à nouveau à la rue du jour au lendemain, a pesé sur leur santé mentale et physique. Les agent·es qui s’occupaient de leur hébergement étaient parfois eux-même pas au courant des décisions prises. Ainsi, ils disaient aux personnes de partir des gymnases pour les accueillir à nouveau quelques heures plus tard.

Ce n’est pas une gestion humaine des choses, et cet épisode ne doit plus jamais se reproduire.

Les institutions ne peuvent pas continuer comme ça et doivent proposer des logements pérennes. L’Etat doit prendre ses responsabilités. A Lille, nous avons la capacité d’utiliser des bâtiments vacants pour l’hébergement d’urgence comme l’ancienne Cité administrative. Il est de notre devoir de mettre à l’abri celles et ceux qui en ont besoin, et ce qu’importe la période de l’année.

Notre colère face à cette situation, nous l’avons exprimée en conseil municipal par la voix de notre élu Jérémie Crepel. Vous pouvez (re)voir son intervention ici.