Intervention de Maroin Al Dandachi sur le plan contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liés à l’origine
Monsieur le Maire, mes chers collègues,
Tout d’abord, le groupe Lille Verte souhaite rendre hommage à Aboubakar Cissé, jeune de 23 ans, victime d’un crime islamophobe ignoble à Alès.
Après la cérémonie que nous avons vécu ce midi, ce plan de lutte contre le lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations liées aux origines résonne encore plus fortement.
Tout d’abord, avant de rentrer dans le fond de ce plan, je souhaiterais revenir sur la méthode avec laquelle ce plan a été mis en place.
En effet, ce plan a été largement débattu lors de la commission solidarités du mois de décembre considérant qu’il a été réalisé de manière hâtive, et nous nous réjouissons du fait que nos remarques figurent dans le texte qui nous est soumis aujourd’hui.
Ce plan en est enrichi, non seulement par l’expression de l’ensemble des groupes du Conseil municipal, mais également puisque ce report a permis une concertation des conseillères et conseillers de quartier et de l’ensemble des instances de démocratie participative.. Nous voulons donc souligner cette décision salutaire, qui, nous l’espérons, fera jurisprudence en matière d’élaboration des plans d’actions municipaux.
Le groupe Lille Verte remercie les acteurs associatifs d’avoir contribué à l’élaboration de ce plan.
Le plan actuel est clair sur ses orientations, et nous le voterons bien sûr favorablement. C’est une nécessité, plus encore aujourd’hui, dans ce contexte, qui a été rappelé en commission d’ailleurs, d’augmentation des actes racistes, antisémites, à l’image de l’agression vécue par le rabbin d’Orléans.
C’est un plan qui arrive en fin de mandat, mais dont les actions doivent perdurer au-delà, et s’enrichir avec le temps, en s’adaptant à la réalité des discriminations subies.
Par exemple, l’un des points sur lesquels il faudra travailler pour enrichir ce plan, c’est sur son articulation avec les autres plans de la Ville. Je pense au plan de lutte contre les discriminations à l’encontre des personnes LGBTQIA+, mais aussi au plan de lutte contre les exclusions.
La question de la transversalité du travail des différentes délégations n’est pas écrite avec évidence dans ce plan, et il faudra réfléchir, à l’heure du premier bilan, à la façon avec laquelle cet aspect peut être amélioré.
Car c’est une réalité, et je sais que nous partageons ce constat puisque là encore nous en avons débattu en commission, les discriminations se cumulent entre elles, et nous devons avoir une vigilance accrue vis-à-vis de ces personnes qui subissent conjointement sexisme, racisme, et discriminations liées à la religion, comme cela arrive malheureusement trop souvent.
Je vous remercie pour votre attention.