Communiqué de presse – 06/10/2026
Le groupe Lille verte, solidaire et citoyenne réaffirme son soutien aux revendications lycéennes et étudiantes, et dénonce la répression dont la jeunesse est victime. Le groupe appelle à renouer le dialogue avec les organisations de jeunesse pour écouter leurs revendications.
À Lille, comme dans beaucoup de villes, plusieurs lycées ont été bloqués. La colère exprimée par ces lycéen·nes, dont celles et ceux que nous avons rencontré·es, résulte du désengagement de l’État et de la Région pour garantir des conditions de scolarisation décentes. Quand les classes sont surchargées, quand les remplacements d’enseignant·es ne sont pas assurés, quand il fait 40 degrés dans les classes en juin, que le chauffage est insuffisant l’hiver, et que la mixité sociale est absente, il est impossible de faire classe sereinement. Cela génère de l’inquiétude, qui touche également les parents d’élèves et compromet l’avenir de notre jeunesse. Alors que les élèves, comme le personnel de l’éducation, en ont assez de subir cette politique d’austérité, le gouvernement prévoit encore 54 milliards de coupes budgétaires pour 2027.
Tandis que les lycéen·nes défendent légitimement leurs conditions d’études, la réponse apportée n’a été, elle, que répressive : envoi de gaz lacrymogènes, étranglements, coups de matraque, etc. Selon la Ligue des droits de l’Homme, une trentaine de jeunes, en grande majorité mineurs, ont été arrêtés à Lille et dans sa banlieue. Cette répression policière est disproportionnée, inadmissible et contribue à l’escalade.
Majoritairement pacifiques, ces mobilisations ont aussi été marquées par de fortes tensions entre jeunes et forces de l’ordre. Nous condamnons les violences à l’égard de personnels éducatifs et de journalistes. Nous déplorons également la dégradation du mobilier urbain.
Nous apportons notre soutien aux professeur·es, aux journalistes et à toute la communauté éducative face à cette violence. Ces personnes nous ont aussi fait part de leurs inquiétudes, que nous partageons, concernant les dangers auxquels sont exposés les jeunes mobilisés.
Nous saluons l’auto-organisation des lycéen·es pour l’exercice de leur citoyenneté et pour porter leurs revendications légitimes. Pour que la situation s’apaise, il est aussi nécessaire que leur droit d’expression et de manifestation soit garanti. Mais surtout, il faut que les pouvoirs publics entendent les revendications et accordent plus de moyens aux services publics.
Le groupe Lille verte, solidaire et citoyenne